HISTOIRES
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    Notre ville fourmille d'anecdotes savoureuses, étonnantes, attendrissantes ou mêmes drôles. La grande histoire de notre ville est assez largement connue, mais ses petites histoires, beaucoup moins. Nous les glânons donc pour vous, au fur et à mesure de nos recherches.
  • Savoureux noms de rues
    Il y a la rue Rouge, la rue des Grottes..., la rue de la République... et cela ne nécessite pas de traduction. En revanche, un certain nombre de noms nous fleurent bon la Provence ou le Moyen-Age.
    • Pourazaque vient de "posar" (puiser) et de "aqua" (eau). Il s'agit donc d'un puits.
    • Ferraterie = "seau entouré de fer".
    • Pouzillon = petit puits.
    • Sambus = sureau.
    • Lamoyer = mûrier.
    • Barailler = mesure de vin.
    • Pont-Trouca = pont rompu.
    • Juvert = herbe ou persil.
    • Baracane vient de baraquan, une étoffe verte.
    • Vieux Sextier. Le sextier est une mesure de blé et la rue est à l'emplacement de l'ancienne halle au blé.
    • Picpus =petit capus, petit capuchon d'un ordre religieux.
    • Franche = rue épargnée par l'une des dernières pestes,
    • Dans la rue des Etudes, se trouvait autrefois les écoles de droit, de théologie, et l'amphithéatre de médecine. Tout un programme !!!
  • Remparts
    Nos remparts sont beaux, c'est Stendhal qui le dit. Ce grand voyageur avait du goût et la possibilité de comparer, donc acceptons ses compliments avec une légitime fierté !
    « Ce fut le pape Innocent VI qui fit construire en 1358 les jolis remparts d'Avignon : les mâchicoulis sont supportés par un rang de petites consoles d'un charmant profil ; les créneaux sont d'une régularité parfaite. Toute cette construction annonce la richesse et la sécurité. L'homme qui bâtit est si peu dominé par le sentiment de l'utile et par la peur qu'il se permet les ornements. Ces murs sont flanqués de tours carrées, placées à distances égales et du plus bel effet. On se promène sur leur épaisseur : jolie vue ! Le temps a donné à ces pierres si égales, si bien jointes, d'un si beau poli, une teinte uniforme de feuille sèche qui augmente encore la beauté. C'est l'art d'Italie avec ses charmes, transportés tout à coup au milieu de ces Gaulois si braves, mais qui élèvent des monuments si laids. »
    Heureusement pour nous qu'ils ont échappé à la fièvre de démolition du XIX° siècle. Cela nous vaut une ville composée de joyaux (nos monuments), sertis dans une monture bellement travaillée (nos remparts). Certes, le bijou aurait besoin d'être encore quelque peu nettoyé...
  • Jardins
    Il nous reste quelques jolis jardins intérieurs et quelques beaux jardins publics, sur lesquels il faut veiller car ils font l'objet de la convoitise des créateurs de parkings... Dans les "Mémoire de l'Académie du Vaucluse" (1918) on trouve quelques trésors historiques. Adrien Marcel a consacré une étude aux anciens jardins d'Avignon.
    « Les jardins de jadis étaient la possession de la noblesse, du clergé et de la riche bourgeoisie. Quant aux petits bourgeois et aux gens de négoce ou de métier, ils n'en avaient généralement point. Mais quand on vit entre les quatre murs d'une maison, et qu'en sortant on se trouve dans une rue ensoleillée, mal pavée et rarement arrosée, comment pourrait-on longtemps se résigner à la privation de l'ombrage salubre des arbres et du parfum vivifiant des fleurs ? Nos aïeux pallièrent cet inconvénient avec beaucoup d'ingéniosité. Ils plantèrent devant et contre chaque façade de leurs habitations, des ceps de vigne qui, s'élevant toujours pour rencontrer le soleil, tapissèrent bientôt les murs de leurs branches et formèrent des cadres de verdure autour des fenêtres, et des voûtes au-dessus des balcons. En ajoutant à ces berceaux ombreux quelques pots de verveine ou de réséda, ils créèrent de petits jardins qui, je dois le dire, n'allaient pas sans compromettre quelquefois la sûreté publique, comme il appert des diverses ordonnances des vice-légats, relatives aux vases de fleurs placés sur les fenêtres ou sur les planches extérieures, et dont la chute avait souvent blessé des passants. Ces treilles se succédant les unes aux autres, ces jardinets aériens, donnaient aux rues avignonnaises un aspect particulièrement original, un caractère très pittoresque, une grâce charmante et une fraîcheur délicieuse ».
    Oh, comme on aimerait que ce fut toujours vrai !
  • Les nombreuses crèches d'Avignon
    En Avignon, on trouve plus d'églises qu'ailleurs et les paroisses ont à coeur de les orner de crèches. En voici quelques unes que nous vous recommandons, en plus du "Village provençal" et de la "table calendale" (la table de fête provençale) qui, à partir du premier samedi de décembre, ornent le péristyle de la mairie
  • Les crèches de Noël dans les églises d'Avignon Centre
     Eglise St-Didier



     Eglise St-Pierre




     Cathédrale des Doms

     Eglise St-Symphorien
     Les Carmes

     Eglise St-Agricol


     Chapelle de l'Oratoire
     (rue Joseph Vernet)
     Du lundi au samedi,
     de 9h à 19h
     Dimanche de 10h à 13h

     Jeudi, vendredi, samedi,
     de 14h à 18h
     Dimanche de 8h30 à 12h


     Tous les jours, de 8h à 18h

     Tous jes jours,
     de 9h à 12h & 16h à 20h

     Samedi de 16h à 18h30


     Samedi 17 décembre
     Dimanche 18 décembre
     Crèche ordinaire



     Crèche avec santons du 19° siècle : figurines
     en carton de 1830 plus autres plus modernes en
     cire, réalisés par les Carmélites d'Avignon


     Santons habillés du 19° siècle, au visage de cire.

     Crèche


     Crèche 1830, restaurée par les
     Carmélites d'Avignon.

     Crèche vivante
     14h - 15h - 16h - 17h - 18h

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